{"id":214,"date":"2019-01-31T16:13:40","date_gmt":"2019-01-31T15:13:40","guid":{"rendered":"http:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/?p=214"},"modified":"2019-02-04T18:08:53","modified_gmt":"2019-02-04T17:08:53","slug":"si-le-temps-est-un-lieu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/2019\/01\/31\/si-le-temps-est-un-lieu\/","title":{"rendered":"Si le temps est un lieu"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>L\u2019exposition&nbsp;<em>Si le temps est un lieu <\/em>du Centquatre rassemble installations et autres documentationsde Pablo Valbuena. Depuis le milieu des ann\u00e9es deux mille, cet artiste ne cesse d\u2019activer ou de reconfigurer, par la lumi\u00e8re seule, les plans ou volumes de sites pr\u00e9existant ses cr\u00e9ations.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"440\" src=\"http:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31aLR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-215\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31aLR.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31aLR-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Pablo Valbuena,&nbsp;<em>Augmented Sculpture<\/em>, 2007.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est avec l\u2019installation lumineuse&nbsp;<em>Augmented Sculpture<\/em>de 2007 que nombre de critiques ou curateurs aux parcours ind\u00e9finis ont d\u00e9couvert <a href=\"http:\/\/www.pablovalbuena.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Pabo Valbuena (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">Pabo Valbuena<\/a>. Perp\u00e9tuel insatisfait comme le sont les v\u00e9ritables perfectionnistes, cet artiste ne cesse depuis sa cr\u00e9ation de l\u2019am\u00e9liorer si tant est que ce soit encore possible car elle est tout particuli\u00e8rement bien servie par l\u2019atelier du <a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Centquatre (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"http:\/\/www.104.fr\" target=\"_blank\">Centquatre<\/a> o\u00f9, litt\u00e9ralement, elle ralentit le temps des spectatrices ou spectateurs. Par elle-m\u00eame, elle impose le silence que pourtant nul n\u2019impose. Dans l\u2019attente de la lumi\u00e8re qui la compl\u00e8te si parfaitement, elle \u00e9voque, tant par ses formes construites que son extr\u00eame blancheur, les&nbsp;<em>Architectones<\/em>du d\u00e9but des ann\u00e9es 1920 de Kasimir Malevitch. Quand la lumi\u00e8re d\u2019une blancheur irradiante vient en souligner les ar\u00eates comme si le mod\u00e8le tridimensionnel qui possiblement en est aussi l\u2019esquisse venait \u00e0 lui offrir sa finitude et pour que les pleins se d\u00e9finissent alors en creux. La ligne, dans ce cas, constitue l\u2019\u00e9tape ultime de ce qui m\u00e8ne l\u2019\u0153uvre au sublime.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"440\" src=\"http:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31bLR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-216\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31bLR.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31bLR-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Pablo Valbuena,&nbsp;<em>Formas de tiempo [ 4<sup>400&nbsp;<\/sup>]<\/em>, 2014.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Nombreux sont des dispositifs de cet artiste espagnol vivant actuellement \u00e0 Toulouse \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour des lieux en particulier. Aussi Jos\u00e9-Manuel Gon\u00e7alv\u00e8s, directeur du Centquatre, a d\u00e9cid\u00e9 de consacrer trois salles \u00e0 la documentation vid\u00e9o autorisant enfin une vision globale sur ce travail oscillant entre l\u2019intime et le monumental. Pour l\u2019intime, on notera ses actions&nbsp;<em>in situ<\/em>\u00e0 Louvain en Belgique, quand il investit notamment les sols de dallages pour nous en donner d\u2019infinies variations en convoquant les nombres dont on sait le r\u00f4le essentiel tant chez les architectes d\u2019hier que les artistes d\u2019aujourd\u2019hui, avec ou sans computation. Une autre installation,&nbsp;<em>Formas de tiempo [ 4<sup>400&nbsp;<\/sup>]&nbsp;<\/em>de 2014, en prolonge encore les variations au sein de l\u2019atelier qui lui est d\u00e9di\u00e9. Mais la lumi\u00e8re, chose rare dans un tel travail, a disparu si l\u2019on excepte celle, davantage sc\u00e9nique, qui lui conf\u00e8re une relative th\u00e9\u00e2tralit\u00e9. Car c\u2019est parmi nous que les actrices et acteurs sont attendus pour en reconfigurer l\u2019allure pendant toute la dur\u00e9e de l\u2019exposition. Jamais, de sa premi\u00e8re \u00e0 sa derni\u00e8re heure \u2013 et c\u2019est l\u00e0 le caract\u00e8re de ce qui est vivant \u2013 elle ne sera similaire. En constante mutation, d\u2019un appareillage \u00e0 l\u2019autre, elle ne sera pour ainsi dire qu\u2019inachev\u00e9e \u00e0 tous les instants. A moins que l\u2019on consid\u00e8re que ce soit ici le processus qui prime sur le r\u00e9sultat. Ce qui nous permettrait alors de convoquer la pens\u00e9e d\u2019Harald Szeemann lorsque le curateur initiait son exposition iconique&nbsp;intitul\u00e9e&nbsp;<em>When Attitudes Become Form&nbsp;<\/em>\u00e0 la Kunsthalle de Bern. C\u2019\u00e9tait il y pr\u00e9cis\u00e9ment cinquante ans.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"440\" src=\"http:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31cLR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-217\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31cLR.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/19_01_31cLR-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Pablo Valbuena,&nbsp;<em>Array [ circle ]<\/em>, 2018.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Mais revenons au Centquatre o\u00f9 l\u2019on peut aussi observer deux installations lumineuses d\u2019un genre nouveau dans l\u2019\u0153uvre de Pablo Valbuena. C\u2019est-\u00e0-dire que la lumi\u00e8re \u2013 tout aussi blanche car c\u2019est une constante \u2013 est seule tandis que le support ou \u201cl\u2019\u00e9cran\u201d n\u2019est autre que le vide de l\u2019atelier o\u00f9 elles dialoguent entre elles lorsqu\u2019elles n\u2019agissent par sur le public que, litt\u00e9ralement, elles apaisent tant elles incitent \u00e0 la contemplation. Car c\u2019est le rythme qui les anime en extirpant des volumes de plans comme le font les architectes. Comme dans un cabinet de curiosit\u00e9, nous h\u00e9sitons quand notre perception lutte inutilement contre notre pens\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 ce que nous acceptions que de telles repr\u00e9sentations n\u2019existent qu\u2019en des lieux qui ne sont ni pans ni volumes. D\u2019o\u00f9 le titre de l\u2019exposition&nbsp;:&nbsp;<em>Si le temps est un lieu<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"><em>R\u00e9dig\u00e9 par Dominique Moulon pour <a href=\"https:\/\/www.artpress.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"ArtPress (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">ArtPress<\/a><\/em><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019exposition&nbsp;Si le temps est un lieu du Centquatre rassemble installations et autres documentationsde Pablo Valbuena. Depuis le milieu des ann\u00e9es deux mille, cet artiste ne cesse d\u2019activer ou de reconfigurer, par la lumi\u00e8re seule, les plans ou volumes de sites pr\u00e9existant ses cr\u00e9ations. C\u2019est avec l\u2019installation lumineuse&nbsp;Augmented Sculpturede 2007 que nombre de critiques ou curateurs &hellip; <a href=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/2019\/01\/31\/si-le-temps-est-un-lieu\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Si le temps est un lieu<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-214","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=214"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/214\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":227,"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/214\/revisions\/227"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=214"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}