{"id":304,"date":"2019-09-01T12:32:12","date_gmt":"2019-09-01T10:32:12","guid":{"rendered":"http:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/?p=304"},"modified":"2020-02-23T12:35:56","modified_gmt":"2020-02-23T11:35:56","slug":"capturer-linvisible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/2019\/09\/01\/capturer-linvisible\/","title":{"rendered":"Capturer l\u2019invisible"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"371\" src=\"http:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/sola.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-305\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/sola.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/sola-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Mathilde Lavenne, <em>Echoes<\/em>, 2019.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.mathildelavenne.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Mathilde Lavenne (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">Mathilde Lavenne<\/a> est une artiste de l\u2019invisible qui, au fil de ses recherches, collecte des indices. Les assemblant, elle d\u00e9limite les contours instables de ses cr\u00e9ations qui, ensemble, font \u0153uvre dans l\u2019inach\u00e8vement. Elle active sa pens\u00e9e par le faire et chaque projet lui offre l\u2019occasion d\u2019explorer, si ce n\u2019est \u00e9prouver des technologies ou m\u00e9dias \u00e9mergents. Quand l\u2019histoire de l\u2019art nous apprend qu\u2019il n\u2019est point de medium dont l\u2019apparition n\u2019ait \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e par quelques manifestations de l\u2019invisible ou de l\u2019au-del\u00e0. De la <em>spirit photography<\/em> qui, seulement quelques d\u00e9cennies apr\u00e8s l\u2019invention du daguerr\u00e9otype, r\u00e9v\u00e8le des pr\u00e9sences fantomatiques au <em>spirit phone<\/em> avec lequel Thomas Edison, l\u2019inventeur du phonographe, ambitionne de communiquer avec les morts. Les inventions du t\u00e9l\u00e9graphe, de la radiophonie et de la t\u00e9l\u00e9vision ne sont pas en reste et il va de soi que les m\u00e9dias de l\u2019image comme du son, se num\u00e9risant, n\u2019ont rien perdu de leur proximit\u00e9 avec l\u2019invisible. L\u2019approche de Mathilde Lavenne est scientifique. Et elle sait appr\u00e9cier les apports de la s\u00e9rendipit\u00e9 qui lui est essentielle. Lorsqu\u2019elle filme un paysage avec la plus extr\u00eame des lenteurs, c\u2019est pour nous en soumettre la dissolution entre les images. Lorsqu\u2019elle en capture un autre, elle en effectue minutieusement la cartographie pour en multiplier les points de vue afin que, possiblement, on apprenne \u00e0 s\u2019y perdre. Dans son travail, les formes diff\u00e8rent, bien qu\u2019elle pr\u00e9serve une unit\u00e9 de style dans sa capacit\u00e9 qu\u2019elle nous transmet \u00e0 observer autrement. Sa proximit\u00e9 avec les scientifiques qui savent la valeur de l\u2019observation lui est naturelle. Il n\u2019y a rien de surprenant dans l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019elle porte pour le centre de recherche de Gemasolar dont la beaut\u00e9 renvoie \u00e0 cet art des ing\u00e9nieurs visant dans l\u2019assemblage et la r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 \u00e9radiquer toute forme d\u2019ornement inutile. Le choix de ce site o\u00f9 l\u2019on capture des rayonnements pour en pr\u00e9server l\u2019\u00e9nergie n\u2019est pas davantage neutre. Surtout pour qui appr\u00e9cie la capture, dans la dur\u00e9e, de paysages par balayages successifs. Tout comme la r\u00e9p\u00e9tition d\u2019objets parfaitement organis\u00e9e en un tel lieux fait \u00e9cho aux gestes dans l\u2019espace que Mathilde Lavenne r\u00e9p\u00e8te jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle ait enfin obtenu la repr\u00e9sentation dans la profondeur de ce qui d\u2019ordinaire nous est insaisissable. Quand quelques degr\u00e9s, en temp\u00e9rature comme en rotation, suffisent \u00e0 capturer autrement pour r\u00e9v\u00e9ler enfin. Les scientifiques ayant en commun avec Mathilde Lavenne cette capacit\u00e9 \u00e0 observer le monde selon des \u00e9chelles d\u2019espaces ou de temps qui ne sont ordinairement pas les n\u00f4tres. Aussi obtiennent-ils naturellement des r\u00e9sultats qui nous saisissent.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"><em>Article r\u00e9dig\u00e9 par Dominique Moulon pour la <a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Casa de Vel\u00e1zquez (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"https:\/\/www.casadevelazquez.org\" target=\"_blank\">Casa de Vel\u00e1zquez<\/a>.<\/em><\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mathilde Lavenne est une artiste de l\u2019invisible qui, au fil de ses recherches, collecte des indices. 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