{"id":475,"date":"2021-10-25T19:17:08","date_gmt":"2021-10-25T17:17:08","guid":{"rendered":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/?p=475"},"modified":"2021-10-25T19:29:22","modified_gmt":"2021-10-25T17:29:22","slug":"dialogues-autour-de-lobsession","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/2021\/10\/25\/dialogues-autour-de-lobsession\/","title":{"rendered":"Dialogues autour de l\u2019obsession"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>L\u2019exposition&nbsp;<\/em>Dialogues autour de l\u2019obsession<em>&nbsp;de l\u2019<a href=\"https:\/\/avant-galerie.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Avant Galerie Vossen<\/a> croise les regards de quatre artistes de diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations avec des s\u00e9ries d\u2019\u0153uvres aux divers supports ou m\u00e9dias mais convoquant toutes la fr\u00e9n\u00e9sie.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"440\" src=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_a.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-476\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_a.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_a-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Vue de l\u2019exposition <em>Dialogues autour de l\u2019obsession<\/em>, 2021.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les petites obsessions qui nous agitent souvent se terrent dans l\u2019invisible quand l\u2019art, parfois, les magnifie. Car l\u2019obsession, chez le commun des mortels et selon les psychanalystes, est source de souffrances que l\u2019on ne s\u2019explique pas toujours. Alors que chez les artistes qui savent \u00f4 combien l\u2019exprimer, elle est centrale \u00e0 bien des esth\u00e9tiques. L\u2019approche s\u00e9rielle d\u2019un sujet, quel qu\u2019il soit, permet d\u2019en \u00e9prouver les limites. Et que dire du monochrome en peinture qui renvoie \u00e0 une qu\u00eate des plus obsessionnelles, celle du sublime. Avec la machine dont nous appr\u00e9cions tout particuli\u00e8rement la capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter inlassablement des t\u00e2ches, l\u2019obsession serait davantage la norme. Pour exemple, les intelligences artificielles qui ne reconnaissent avec brio que ce que nous leur avons appris \u00e0 reconna\u00eetre, au point m\u00eame de se fourvoyer dans leurs qu\u00eates tout aussi obsessionnelles. Enfin, il y a les algorithmes des m\u00e9dias sociaux qui ne nous donnent \u00e0 voir que ce qu\u2019ils consid\u00e8rent que nous attendons au risque de transformer nos sujets de recherche en autant de petites obsessions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Genevi\u00e8ve Asse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"660\" src=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_b.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-477\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_b.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_b-300x300.jpg 300w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_b-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Genevi\u00e8ve Asse, <em>Rhuys VI<\/em>, 1989.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>S\u2019il \u00e9tait un bleu Asse, ce serait la somme de tous les ciels, toutes les mers, et par tous les temps ou selon toutes les lumi\u00e8res. C\u2019est-\u00e0-dire un assemblage de bleus diversement teint\u00e9s d\u2019une infinit\u00e9 de nuances de gris. Au d\u00e9but, dans la peinture de Genevi\u00e8ve Asse, il y avait des objets qui, au fil du temps, se sont estomp\u00e9s pour v\u00e9ritablement dispara\u00eetre \u00e0 la fin des ann\u00e9es cinquante. Sans toutefois qu\u2019il ne s\u2019agisse de monochromes totalement abstraits car il est toujours quelques lignes qui, structurant l\u2019espace, maintiennent ses compositions quant au r\u00e9el. Chacune et chacun y voyant horizontalement un horizon ou, plus fr\u00e9quemment, la verticale d\u2019un mur, d\u2019une fen\u00eatre ou de toute autre forme de s\u00e9paration d\u00e9limitant d\u2019imperceptibles variations. Avec, parfois, quelques touches de rouge, comme des asp\u00e9rit\u00e9s surgissant d\u2019aplats de silences. Beaucoup y reconna\u00eetront une qu\u00eate, quelque peu obsessionnelle comme il se doit, d\u2019un sublime dont on ne peut approcher que par approximations tout au long d\u2019une carri\u00e8re. Et peu importe la taille, de la miniature au grand format, la qu\u00eate est toujours la m\u00eame. Jusque dans ses carnets, l\u2019artiste r\u00e9p\u00e8te inlassablement les m\u00eames gestes sans changer de m\u00e9dium, la peinture \u00e0 l\u2019huile, ni de lieu, l\u2019atelier. Pour qu\u2019enfin, dans bien des mus\u00e9es d\u2019art moderne, de Paris \u00e0 New York, des publics s\u2019abandonnent aux tableaux de Genevi\u00e8ve Asse dont le sujet n\u2019est autre que la peinture elle-m\u00eame. Une peinture aux \u00e9tendues apaisantes que des d\u00e9tails r\u00e9v\u00e8lent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sam Szafran<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"493\" src=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_c.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-478\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_c.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_c-300x224.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Sam Szafran, <em>Sans titre (Choux)<\/em>, 1962.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>A la fin des ann\u00e9es cinquante, Sam Szafran abandonne la peinture \u00e0 l\u2019huile pour le dessin pastel au point d\u2019en accumuler dans son atelier les teintes en innombrables b\u00e2tonnets des s\u0153urs Roch\u00e9 \u00e0 Paris. Son sujet \u00e0 cette l\u2019\u00e9poque&nbsp;? Le chou, qu\u2019il aborde en s\u00e9rie comme pour en \u00e9prouver les formes au sein de multiples situations. Il le repr\u00e9sente seul ou en groupe, ferm\u00e9 ou ouvert, sous des lumi\u00e8res du soir comme du matin. Et en accentue les nervures en d\u00e9posant toujours plus de pigment. Il n\u2019y a strictement aucun d\u00e9cor, rien ne pouvant distraire l\u2019artiste de son obsession : comprendre le v\u00e9g\u00e9tal au travers d\u2019une plante. Il op\u00e9rera de la sorte avec d\u2019autres, notamment le Philodendron. Allant du sec au mouill\u00e9, Sam Szafran a aussi travaill\u00e9 la peinture aquarelle, pratique toute aussi technique que le dessin pastel auquel il l\u2019a souvent associ\u00e9. Son autre sujet, c\u2019est l\u2019escalier qu\u2019il aborde tout aussi m\u00e9thodiquement, tel un espace mental ne desservant que lui-m\u00eame. L\u2019escalier, en architecture, est un objet complexe que l\u2019artiste complexifie encore davantage au point que, m\u00eame dans le plan, nous en \u00e9prouvons des sensations de vertige. Et si ses cadrages sont r\u00e9solument photographiques \u2013 lorsqu\u2019ils ne sont pas cin\u00e9matographiques \u2013, il nous appara\u00eet que les marches s\u2019\u00e9mancipent des r\u00e8gles de la perspective pour, litt\u00e9ralement, s\u2019esquiver du regard en fuyant bien au-del\u00e0 du tableau. De la nervure du chou \u00e0 la marche d\u2019escalier il y a chez Sam Szafran comme un cheminement par le d\u00e9tail pour constituer un tout en plis, d\u00e9plis et replis.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Caroline Delieutraz<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"493\" src=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_d-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-481\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_d-1.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_d-1-300x224.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Caroline Delieutraz, <em>Seizure (S\u00e9rie Pandinus Dictator)<\/em>, 2016.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Tout, actuellement, commence, se poursuit ou termine sur les r\u00e9seaux sociaux que nous consommons sans mod\u00e9ration. C\u2019est au travers d\u2019une page <em>Facebook<\/em> que plus d\u2019une centaine de scorpions, intercept\u00e9s par les services de douane \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Roissy en 2015, devaient \u00eatre vendus \u00e0 des collectionneurs am\u00e9ricains de \u201cnouveaux animaux de compagnie\u201d. De cette \u00e9trange collection, l\u2019artiste <a href=\"https:\/\/www.delieutraz.net\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Caroline Delieutraz<\/a> fait s\u00e9rie en en photographiant la plupart, les uns apr\u00e8s les autres. Les arachnides appartiennent \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce rare, donc prot\u00e9g\u00e9e, des <em>Pandinus Dictator<\/em>. En leur associant des diagrammes de comp\u00e9tences semblables \u00e0 ceux des cartes de collection, elle les singularise davantage autant qu\u2019elle en renforce symboliquement la nature collectionnable. Les r\u00e9seaux sociaux d\u00e9limitent aussi le territoire o\u00f9 les trolls tentent de d\u00e9stabiliser les communaut\u00e9s qu\u2019ils infiltrent anonymement. Caroline Delieutraz en a rencontr\u00e9 un en 2016. Consid\u00e9rant la figure du troll comme incarnant celle du mal qui ronge l\u2019Internet depuis qu\u2019il est participatif, elle confectionne des masques convoquant l\u2019horreur pour l\u2019incarner dans son installation <em>When We Were Trolls (WWWT)<\/em> de 2019. Le venin du troll, c\u2019est son outrance obsessionnelle, sa carapace&nbsp;: l\u2019anonymat qui le prot\u00e8ge. Quant \u00e0 l\u2019Internet, c\u2019est encore le lieu de toutes les&nbsp;libert\u00e9s, mais aussi celui de toutes les transgressions. L\u00e0 o\u00f9 nos petites obsessions nous d\u00e9finissent tellement mieux que nos profils bien polic\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gr\u00e9gory Chatonsky<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"660\" src=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_e-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-482\" srcset=\"https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_e-1.jpg 660w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_e-1-300x300.jpg 300w, https:\/\/artinthedigitalage.net\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/21_10_25_e-1-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><figcaption>Gr\u00e9gory Chatonsky, <em>Ilots<\/em>, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Avec <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/chatonsky.net\" target=\"_blank\">Gr\u00e9gory Chatonsky<\/a>, l\u2019intelligence des machines int\u00e8gre les processus de cr\u00e9ation autant qu\u2019elle est l\u2019objet des \u0153uvres. Pour sa s\u00e9rie <em>Organismes<\/em> initi\u00e9e en 2017, il a aliment\u00e9 un r\u00e9seau de neurones artificiels avec des mod\u00e8les en trois dimensions d\u2019organismes vivants afin qu\u2019il en g\u00e9n\u00e8re d\u2019autres. De telles sculptures ainsi prototyp\u00e9es ont des allures de fossiles d\u2019esp\u00e8ces inconnues. Comme si l\u2019artiste avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les restes de ce qui n\u2019a jamais exist\u00e9. Son v\u00e9ritable sujet, c\u2019est l\u2019imagination artificielle des algorithmes qui, ayant appris \u00e0 voir tels des apprentis, se mettent \u00e0 produire fr\u00e9n\u00e9tiquement de nouvelles formes stimulant l\u2019imagination des spectatrices et spectateurs. Avec les <em>Ilots<\/em>, de 2020, ses r\u00e9seaux r\u00e9cursifs de neurones cr\u00e9ent des paysages qui sont plausibles. Bien que l\u2019on ne sache plus, dans le d\u00e9tail, ce que l\u2019on observe tant le min\u00e9ral et le v\u00e9g\u00e9tal paraissent fusionn\u00e9s. Les carr\u00e9s de monde, que la machine litt\u00e9ralement calcule selon des r\u00e8gles \u00e9tablies par l\u2019artiste, sont \u00e0 envisager tels autant de collages de fragments de m\u00e9moires que l\u2019on ne saurait qualifier de souvenirs. Pourtant, ces \u00e9chantillons de mondes possibles convoquent nos propres histoires. Car s\u2019il est une obsession que nous partageons avec les machines, c\u2019est bien celle d\u2019imaginer quand on ne reconna\u00eet pas ou plus. Consid\u00e9rant le r\u00eave telle une pratique aussi inconsciente qu\u2019approximative du collage, ce sont des songes ou approximations de r\u00e9el que Gr\u00e9gory Chatonsky obtient de ses r\u00e9seaux de neurones.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Article r\u00e9dig\u00e9 par Dominique Moulon<\/pre>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019exposition&nbsp;Dialogues autour de l\u2019obsession&nbsp;de l\u2019Avant Galerie Vossen croise les regards de quatre artistes de diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations avec des s\u00e9ries d\u2019\u0153uvres aux divers supports ou m\u00e9dias mais convoquant toutes la fr\u00e9n\u00e9sie. Les petites obsessions qui nous agitent souvent se terrent dans l\u2019invisible quand l\u2019art, parfois, les magnifie. 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